mercredi 4 avril 2018

Collège de philosophie le 7 avril 2018

Le Collège de philosophie
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a le plaisir de vous convier à sa prochaine séance publique
   Séances animées par Eric Deschavanne et Pierre-Henri Tavoillot
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Samedi 7 avril  2018 — 14h
Amphi Michelet - (Sorbonne - Entrée au 46 rue Saint Jacques 75005 Paris)


François CORNUT-GENTILLE
Député de Haute-Marne

Comment retrouver la force de gouverner ?
Pouvoir démocratique et impuissance publique




Entrée libre dans la limite des places disponibles
Dans tous les cas, présentez cette annonce à l'entrée. 

Entrée libre dans la limite des places disponibles (NB : l'inscription ne signifie pas réservation). Merci.

dimanche 25 mars 2018

Week End philo en Ardèche

Les 19, 20 et 21 mai 2018

— Avec la participation du Collège de Philosophie —


Eric Deschavanne, 
Jean-Cassien Billier 
Pierre-Henri Tavoillot


VILLAGE PHILO a été créé par Françoise DASTUR

Renseignements et Inscriptions :
Arte­Filosofia
 Contact : François Lapérou Villa Montfial  76, avenue du Commandant Bret  06400 Cannes.
Tel : 06 20 14 74 68
ou
La Mairie de St Pons
 (mardi & vendredi de 15h à 17h30) 
Tel : 04 75 36 70 70

samedi 24 mars 2018

De la démocratie illibérale

Voici le lien avec l'émission du Grain à moudre (16/03) à laquelle j'ai participé. Elle était consacrée aux régimes autoritaires en direct du Salon du Livre :

https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre/du-grain-a-moudre-du-vendredi-16-mars-2018


vendredi 16 mars 2018

André Comte-Sponville au Collège de philosophie

Le Collège de philosophie
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a le plaisir de vous convier à sa prochaine séance publique
   Séances animées par Eric Deschavanne et Pierre-Henri Tavoillot


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Samedi 17 mars 2018 — 14h
Amphi Michelet - (Sorbonne - Entrée au 46 rue Saint Jacques 75005 Paris)


André COMTE-SPONVILLE

Une spiritualité sans Dieu 


Entrée libre dans la limite des places disponibles
Dans tous les cas, présentez cette annonce à l'entrée. 

Entrée libre dans la limite des places disponibles (NB : l'inscription ne signifie pas réservation). Merci.C

jeudi 25 janvier 2018

Nuit des idées à Taipei


      1. La nuit des Idées « made in Taiwan « à l’initiative de Nicolas Bauquet et du bureau français de Taipei. On parlera de l’imagination au pouvoir ...
        JAN25
        Aujourd’hui, à 18:00中正紀念堂演藝廳Taipei
        Vous avez partagé cet évènement

      mercredi 17 janvier 2018

      Habiter son temps ; vivre le présent

      Si l’homme est le seul « mortel », ce n’est pas seulement qu’il meurt ni même qu’il a conscience de sa mort, c’est surtout qu’il ne parvient jamais à vraiment vivre sa vie. Son problème n’est pas tant la brièveté de cette existence que son incapacité à la remplir et son talent à la gâcher.
      Toute la philosophie antique comme moderne a fait ce constat : la plupart des moments (hors sommeil) sont parasités, d’un côté par la nostalgie ou les regrets du passé ; de l’autre, par l’espoir et la crainte de l’avenir. Entre les deux, les seuls moments où l’on ressent le présent, c’est ceux où l’on s’ennuie et ceux où l’on souffre. Ennui et souffrance : le temps alors s’éternise … mais quelle plaie ! C’est la fameuse formule de Schopenhauer :
      « La vie humaine oscille comme un pendule, de gauche à droite, de la souffrance à l’ennui ».

      Alors quel est le salut pour cette vie de m…, pardon : cette humaine condition ?
      On peut l’attendre d’en haut ou d’en bas : cela s’appelle la « grâce ». Mystiquement divine, si elle vient d’un dieu ; ou étrangement humaine, si elle émerge d’ici-bas, comme la splendeur de l’art, le vertige de l’amour, la beauté du geste, la magie du goût, …
      S’il faut choisir : personnellement, je fais comme Pierre Dac, qui « préfère le vin d’ici à l’au-delà ». Mais tout le problème est que, divine ou humaine, cette grâce ne prévient pas ni ne se fabrique : elle survient.
      D’où la quête d'une autre manière — plus volontariste — de vivre l’instant : c’est le travail. Il a certes besoin du passé qu’il cristallise et de l’avenir qu’il prépare, mais il se joue toujours dans l’instant, avec tout de même cet inconvénient : il flirte trop souvent avec la souffrance et l’ennui. Un exemple ? Ce que je devrais faire au lieu d’écrire ce texte : la correction des copies … 

      Mais ce qui vaut pour l’individu, vaut aussi pour la collectivité. Elle aussi peine à habiter l’instant. Notre espace public est saturé de « c’était mieux avant » (nostalgie) ; de « repentance » (regrets) ; de « un autre monde est possible » (espoir) et de « la catastrophe qui vient » (peur). Entre les deux, c’est le fil ennuyeux de l’actualité « en temps réel » et le constat permanent de la « misère du monde » : l’indignation, qui nous offre au moins un simulacre d'intensité.

      Du coup, puisqu’en matière de salut public, la grâce est périlleuse, car elle nous fait prendre les messies pour des lanternes … il ne reste que le travail collectif pour faire en sorte que tout aille toujours un peu mieux. Mais c'est en réalité ce qu'on fait le moins … Allez au boulot !


      D’autant qu’il me reste 112 copies et 23 mini-mémoires à corriger …